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Le postillon, l’arme fatale du coronavirus

De minuscules, mais redoutables missiles: les postillons sont le vecteur privilégié de transmission d’homme à homme du SARS-CoV-2, un virus qui se contracte par voie aérienne, comme la grippe, mais pour lequel plusieurs inconnues demeurent, notamment sa capacité à rester en suspension dans l’air.

Un postillon est de l’eau qui reste, grâce à la tension superficielle de l’eau, dans son état de goutte, à l’intérieur de laquelle le virus est piégé. La gouttelette commence à retomber par terre «au bout d’un à deux mètres, en moyenne, du fait de la gravité». D’où les mesures de distanciation sociale.

Lorsqu’une personne malade tousse ou éternue, elle «expectore une nuée de postillons qui sont autant de missiles porteurs des virions conçus au sein du système respiratoire».

Ces postillons, des gouttelettes issues du système humide (mucus) de nos voies respiratoires et notre gorge, sont aussi expulsés lorsque nous parlons – en moindre quantité, mais potentiellement contagieux.

Une personne saine va donc s’infecter par inhalation des gouttelettes émises par quelqu’un de contaminé.

«La porte de sortie du virus, c’est la bouche, la porte d’entrée principale, ce sont les muqueuses de la bouche et du nez». Il peut aussi pénétrer par les yeux.

Le Covid-19 peut également se contracter par «manuportage»: lorsqu’une gouttelette infectée tombe sur un objet, «elle y laisse une charge virale un certain temps». On s’infecte alors via la main si on la porte au niveau de nos muqueuses.

Un seul postillon peut-il suffire à infecter ? «On ne sait pas, car on ignore encore quelle est la charge minimum pour attraper la COVID-19».

De même, si un postillon atterrit sur une surface, celle-ci sera infectée plus ou moins longtemps en fonction du matériau car la «qualité» du virus contenu dans la gouttelette diminue avec le temps.

AFP

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